De moi à vous

La rentrée

 

Hola !

Je profite de ce petit look pris en photo hier dans les ruelles de l’hyper centre de Montpellier pour vous écrire ce qui me passe par la tête en cette période de rentrée. Je sais que vous aimez quand je me livre comme ça, et moi, ça me fait du bien, énormément même !

Et voilà, déjà le 6 septembre. Qui peut me dire où est passé l’été ? Non parce que clairement là, ces deux mois m’ont paru hyper courts, pas vous ?! Je sais, je n’ai pas à me plaindre, deux mois de vacances (un peu moins) l’été c’est juste un GROS luxe que m’offre mon métier. Et je me suis d’ailleurs pris les foudres de quelqu’un dans un commentaire l’autre jour quand je disais que j’avais envie d’autre chose, comme je vous l’avais dit dans cet article. Cette abonnée me disait qu’elle espérait que c’était une blague, vu la chance que j’ai de bosser SI PEU, et que je suis, je cite, « privilégiée ». « Privilégiée » vraiment ? J’ai un BAC+5, j’ai passé le concours comme tout le monde peut le passer, je l’ai obtenu après avoir travaillé dur, et je dois aujourd’hui m’excuser d’avoir autant de vacances ? Surtout qu’à la base, je disais dans le post en question sur Instagram que j’avais envie de voyager et de découvrir autre chose. En aucun cas je me plaignais de ma situation… les gens vous savez, toujours quelque chose à redire. Evidemment, j’ai la chance d’être en vacances toutes les 7 semaines en moyenne, de ne pas travailler le week-end, de ne pas travailler les mercredis (cette année, petite nouveauté), et de finir à 17h le soir. Evidemment, je n’ai pas à me plaindre. Mais je n’ai rien volé de tout ça. Les gens qui se plaignent, qui jalousent les autres, et qui ne font rien pour changer leur quotidien… ça me dépasse. Et surtout, je n’arrive pas à comprendre comment on peut croire aujourd’hui que notre métier n’est QUE ça : des vacances. Encore une fois, je ne me plains pas, mais derrière toutes ces journées de vacances et de repos, il y a des journées éreintantes, dans des classes bondées, des niveaux sonores parfois durs à supporter, un rythme sans relâche, une relation parents-enseignant parfois compliquée à gérer, et le reste… mais c’est comme tout, tant qu’on ne l’a pas vécu..! Bref, je pourrais parler des heures de cette facilité à dénigrer le travail d’un enseignant, mais je crois que c’est peine perdue.

Je ne voulais absolument pas parler de ça au départ, mais bon, ça devait sortir. A la base, je pensais plutôt vous tenir au courant du cheminement qui se fait dans ma tête quant à l’année prochaine. J’hésite encore aujourd’hui entre un mi-temps annualisé (travailler de février à juillet et être payée à moitié salaire toute l’année) ou demander une disponibilité (ne pas travailler de l’année et donc ne pas être payée). Je verrai selon les probabilités d’obtenir l’un ou l’autre. Les demandes se font de toute façon en fin d’année civile il me semble… Pour le moment, la disponibilité m’attire davantage. J’ai l’impression que 6 mois de coupure ne seront pas assez. J’ai vraiment besoin de partir loin de ce milieu professionnel qui, malgré mon attachement pour ce métier, m’use… Je n’ai pas envie de vivre certaines choses, à mon âge, enfin, pas maintenant. Pour vous donner un exemple, mon école était fermée, aujourd’hui, pour cause de grève de toute l’équipe enseignante. Alors je vous vois venir : « déjà ? le jeudi de la rentrée ? ». Alors, les raisons sont bonnes, très bonnes même (et je ne vais même pas les citer parce que ce n’est pas tellement le sujet), mais je n’ai pas envie de ça. Je n’ai pas envie de ne pas travailler parce que mes collègues veulent faire grève (malgré mon soutien), je n’ai pas envie de devoir dire « demain, je ne travaille pas, on fait grève » et de devoir me justifier de quelque manière que ce soit. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est ma troisième rentrée seulement, et j’ai du mal à voir comment je pourrais être motivée dans ces conditions. Alors oui on fait grève pour justement changer nos conditions de travail mais… ‘fin, c’est compliqué, je ne sais pas si vous comprenez. Mon dieu que c’est brouillon dans ma tête, j’imagine qu’à l’écrit, ce n’est pas mieux, SORRY aha ! Vous l’aurez compris, je veux couper de tout ça ! Je veux travailler pour moi, pendant quelques mois si l’occasion se présente, je veux faire quelque chose qui me passionne. Les enfants me passionnent, l’éducation et l’enseignement me passionnent, mais le reste autour… burk. Et est-ce que j’ai l’âge de devoir supporter tout ça ? En fait, je dis n’importe quoi, il n’y a pas d’âge.

Je voulais aussi avec cet article vous tenir au courant des autres sujets abordés dans mon article précédent dans lequel je vous annonçais du changement. J’ai eu tellement de retours positifs, tellement de questions, tellement de témoignages (et d’ailleurs, MERCI ♡), que je me sens en confiance. Je prends donc la décision de vous informer de ces démarches, au fur et à mesure. En ce qui concerne mon opération (cf l’article), j’ai commencé les démarches et j’ai même bloqué une date pour le début de l’année prochaine (que je garderai pour moi). J’ai rencontré la personne qui je pense sera mon chirurgien (j’hésite encore à en consulter un autre), gros coup de coeur pour son professionnalisme, sa douceur, sa capacité à écouter mes envies, ma demande.

En ce qui concerne le diététicien que j’ai consulté, on est loin loin loiiiin du coup de coeur, mais c’est de ma faute. J’avais tellement besoin de changement radical, dans cette semaine « pétage de plomb et remise en question » que j’attendais un régime strict, quantifié. Or, depuis, j’ai découvert le livre « Maigrir sans régime » de Zermati, et j’ai enfin compris que j’avais, avant toute chose, un réel problème à régler : mon rapport à la nourriture. La lecture de ce livre (j’en suis à la moitié) m’aide beaucoup. Enormément même. Je vous en parlerai plus en détail dans un autre article je pense, tellement il y a de choses à dire.

Une dernière chose me trotte aussi ces derniers temps : Instagram. Mais je ne sais même pas comment aborder le sujet. Vous savez, les relations amour/haine ? Bah c’est ça. Instagram, c’est avant tout du partage c’est certain, j’ai d’ailleurs commencé sur cette plateforme il y a plus de 6 ans pour ça : partager des petits moments de mon quotidien, mon chat, mon diabolo menthe dans le jardin avant de retourner bosser pour le service du soir à McDo (véridique, mes deux premières photos ! je m’en souviendrai toujours)… et puis, tout a changé. Je ne vais pas m’en plaindre, j’ai vécu et je vis des expériences de dingue grâce à ce réseau, grâce à vous. Mais qu’est ce qu’il peut être source de sensations étranges, de sentiments compliqués. Se comparer sans cesse à ces filles, qui nous font rêver chaque jour, toujours avoir l’impression, pour ma part, que je ne pourrai jamais avoir de place sur ce réseau si je ne m’y consacre pas à fond, et d’un autre côté, ne pas vouloir faire tourner ma vie autour de ça. Et pourtant ça me passionne, j’aime ce réseau social, vraiment. J’aime discuter avec vous, vous partager quelques bouts de mon quotidien, vous montrer que je suis comme vous, depuis le début, et que je resterai comme vous. Aussi, accepter des partenariats pour lesquels je suis rémunérée, avoir peur de vous décevoir à cause de ça, mais vouloir profiter de ces opportunités sans avoir l’impression des « les voler », sans culpabiliser. Vous l’aurez compris, c’est carrément le bordel dans ma tête ahaha. Ce dernier paragraphe, je ne sais pas s’il sert à grand chose, mais bon, maintenant qu’il est écrit… ce sera toujours l’occasion encore une fois d’en discuter avec vous et de connaître votre point de vue.

Bon, encore une fois, je me suis éparpillée… mais ça fait du bien ! Je vous laisse, je rentre du sport, je dois encore préparer mon Tup pour demain midi, me doucher, préparer mes affaires pour ne pas réveiller monsieur à 6h15 demain matin avant de prendre mon train…. blablabla. Vous voyez, je suis vraiment comme vous, et je le resterai (même avec des nouveaux boobs mouhahaha) ♥

Bonne soirée à vous, et vivement le week-end hihi

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