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Mexico – Tulum

Après Isla Mujeres, direction Tulum pour nous. J’attendais cette étape du voyage avec impatience ! J’ai bavé de longs mois devant les photos de blogueurs, rêvé devant les palmiers, les balades à vélo, les smoothie bowls, les ruines… Mon expérience a été toute autre, mais je l’ai aimée, et je vous la raconte dans ce nouvel article !

 

Je ne savais pas comment écrire cet article, puisque nous sommes restés 5 jours sur Tulum. J’ai d’abord pensé à l’ordre chronologique puis j’ai finalement opté pour classement en catégories : la géographie, les hôtels, les restaurants, les activités/choses à faire ou à voir.

 

J’ai pour habitude de ne pas trop me renseigner sur la manière dont est construite une ville dans laquelle je pars. J’aime découvrir par moi-même et me faire ma propre idée des distances, etc (je trouve ça de toute façon très compliqué de se faire une idée avant). Je savais juste que nous avions pris nos deux hôtels tout près de la mer, à deux pas même.

Il faut savoir en réalité que Tulum est composée de trois parties : la zone hôtelière, la zone des ruines, et « Tulum pueblo », autrement dit, le centre-ville. Entre ces trois zones, les déplacements se font principalement en voiture ou en vélo (à pied, ça semble ambitieux, mais faisable !).
La zone hôtelière est, comme son nom l’indique, une longue route unique sur laquelle sont placés tous les hôtels/restaurants, les uns à la suite des autres. C’est là qu’a été ma plus grande déception. Je pensais qu’on pourrait voir la mer de la route (qui reste quand même une route assez sauvage, entourée de palmiers et autres plantes), que les hôtels n’étaient pas si collés les uns aux autres, que l’esprit « nature » était quand même présent. C’est encore un peu le cas, mais si vous voulez accéder à la plage, il vous faut obligatoirement dormir dans un des hôtels ou au moins y consommer (une boisson ou autre). J’ai du mal avec cette idée-là, moi qui vis près de la mer, une mer à laquelle on accède quand on veut… Ensuite, j’ai vu je ne sais combien de photos défiler où l’on voit des personnes parcourir cette route à vélo, se prendre en photo devant un fameux panneau « Follow that dream ». Je la voulais moi aussi cette photo ! Elle est mignonne, j’aime bien ce qu’elle dégage. Mais en fait, il s’avère qu’un nombre incalculable de voitures passent par cette route puisque c’est la seule dans cette zone, la seule qui dessert tous les établissements du coin. Parfois même assez de voiture pour créer un bouchon (et nous n’étions qu’en octobre !). C’est rien, me direz vous, et c’est clair que ça ne gâche rien à notre voyage, mais ce n’est pas l’idée que je me faisais de Tulum. Ca arrive ! Je n’ai même pas pensé à prendre cette route en photo, à vrai dire. En fait, la dolce vita qu’on imagine à Tulum, elle existe, mais une fois que vous êtes entrés dans un des sublimes hôtels qui longent la côte : l’hôtel Habitas (dans lequel on a dormi une nuit), Azulik (le plus beau de Tulum, probablement !), Coco Tulum, Tata Tulum, etc… Il y a en a des dizaines, du côté de la mer. Et puis il y en a certains de l’autre côté de la route, qui n’ont pas d’accès direct à la mer, comme le Mamasan, dont je vous parlerai plus bas.
La zone des ruines, elle, est beaucoup plus sauvage, et ça fait du bien ! Dans cette zone, là encore comme son nom l’indique, se trouvent les ruines de Tulum, aussi appelées la zone archéologique. Il s’agit des vestiges de l’ancienne cité maya, qui surplombent la mer des Caraïbes. Je vous en parlerai plus en détails aussi.
Enfin, la zone du centre ville n’a rien d’exceptionnel. Les bonnes adresses, il y en a par contre. Et d’ailleurs, je vous conseille d’y aller que pour ça : manger, boire un coup, faire 2-3 courses et c’est tout.

 

Lors de notre séjour, nous avons dormi dans trois hôtels différents. A la base, nous en avions réservé deux, et puis…

D’abord, l’hôtel Habitas. Un coup de coeur comme il n’y en a pas deux. J’ai réservé une nuit pour l’anniversaire de Martin, qui faisait ses 26 ans au Mexique, quelques jours après. La nuit dans une des chambres vue mer vaut près de 400 euros. Ca peut sembler énorme, mais croyez moi, une nuit dans une tente, à entendre la mer, les vagues et le vent dans les palmiers, vaut chaque euro dépensé. Cet établissement est au-dessus de tout ce que j’ai déjà pu voir.

Déjà, l’hôtel en lui-même est sublime. Il se fond dans la jungle, des couleurs chaudes, du noir, du bois, la déco est si bien choisie, dans les moindres détails. Toutes les chambres sont basées sur le même principe : de grandes tentes blanches, joliment décorées, avec une vue sur la jungle ou vue sur la mer. Elles entourent le bâtiment principal que vous avez vu en photo juste au dessus, dans lequel on peut manger, matin midi et soir.

La piscine donne sur une mer habituellement bleue turquoise, mais un phénomène détruit peu à peu le paysage : les sargasses, ces algues qui arrivent en masse sur les plages… ça n’enlève rien à la beauté de ce lieu. Nous avons passé le premier jour dans la piscine, à essayer de réaliser la chance qu’on avait d’être ici.

Le soir, une fois dans notre cabane… la magie opère !

Si les photos ne retranscrivent qu’à moitié la magie de ce moment, je peux vous assurer que je n’ai jamais si peu regretté d’avoir dépensé une si grosse somme pour une nuit d’hôtel. Le personnel fait d’ailleurs en sorte que tout soit magique, par leur discrétion, leur gentillesse sans en faire des caisses… Ah ! Je ne vous ai pas dit. Dans chaque chambre, il y a une douche extérieure. Quel bonheur de se doucher au milieu des palmiers… expérience géniale (faire pipi en pleine nuit dehors aussi d’ailleurs).
L’hôtel propose aussi des activités géniales : cinéma à ciel ouvert ce jour-là (les activités changent chaque jour), cours de yoga au coucher du soleil… et tout ça, sans dépenser plus. C’est inclus dans le prix de la chambre.

Pour nos trois dernières nuits à Tulum, nous avions pris un hôtel moins cher (mais cher quand même selon moi), de l’autre côté de la route donc, comme je vous le disais tout à l’heure : le Mamasan. Je n’ai même pas envie de vous mettre le lien tant cet hôtel est à EVITER. Je n’ai pas non plus envie d’écrire un pavé sur eux. Sachez que nous n’avons passé qu’une nuit sur trois dans cet établissement et qu’il n’avait rien de ce qu’il promettait : des « cabanes » soit disant, qui donnaient en fait sur une route passante, tous les clients garaient leur voiture devant leurs cabanes, énorme bruit de générateur électrique en continu, literie à revoir, et, bien sûr, aucun accès à la plage ! Si encore ce n’était pas cher… Mais 180 euros la nuit, j’appelle ça du vol pour ce genre de prestations. Bref. Nous avons donc changé d’hôtel précipitamment et sommes tombés sur une pépite, dans le Tulum Pueblo : le 16Tulum. Pour 180 euros les deux nuits (deux fois moins cher donc), nous avions deux fois plus de confort !

Cette piscine si longue, cette déco comme je l’aime (du bois, du blanc, des bananiers…). Cet hôtel un peu au milieu de rien (avantage ou inconvénient, c’est à vous de voir, pour nous, peu importe, nous avions une voiture), est une vraie belle découverte ! Pour ce prix, le petit-déjeuner était compris, et à partager avec tous les autres clients. Il ne s’agit pas vraiment d’un hôtel en réalité, mais plutôt d’une chambre d’hôte/airbnb. On s’y sent comme à la maison. Il y a même la possibilité de se faire à manger dans l’immense cuisine extérieure qui donne sur la piscine, et le soir, un feu de camp se passait pile devant notre chambre. Rebecca, qui nous a accueillis, est d’une gentillesse extrême et pleine de bons conseils.

Ici aussi, douche extérieure dans la chambre, climatisation, lit en 200 (!!!), ventilateur, vue extérieure sur des bananiers… coup de coeur.

L’avantage d’être dans le centre-ville, c’est de pouvoir être à deux pas de bonnes adresses food, moins chères que dans la zone hôtelière. A vrai dire, dans la zone hôtelière, les restaurants sont bien souvent ceux des hôtels et les prix sont pour la plupart bien trop hauts.

 

Nous avons pu tester plusieurs adresses au cours de ces 5 jours à Tulum, du petit-déjeuner au dîner. Certaines nous avaient été conseillées, et nous en avons trouvé d’autres par hasard.

Pour le petit-déjeuner : 

  • Ojo de Agua (photo ci-dessus) : délicieux, mais un peu cher… (40 euros pour deux avec un petit dèj simple et un brunch)
  • Raw Love Beach (pas testé mais conseillé)
  • Del Cielo (l’un des meilleurs apparemment, nous avons testé, mais déception… le fromage blanc était immangeable, et ma brioche perdue n’était pas folle)
  • Matcha Mama : un dans le centre et un côté plage. Hyper connu sur Instagram, je n’ai pas testé mais conseillé quand même par Rebecca.
  • The Real Coconut

Pour le déjeuner/dîner : 

  • les adresses du dessus sont aussi ouvertes le midi et soir pour la plupart
  • Farm to Table : adresse validée et revalidée (nous y avons mangé 3 fois !), que des produits frais, locaux, et du goût
  • Encanto : ambiance trop mignonne, hyper cozy. Bon, mais sans plus (sûrement pas le bon choix de plats)
  • Gitano
  • Bejuco

Il y a sûrement d’autres adresses et n’hésitez pas à les partager en commentaires 🙂

 

A Tulum et aux alentours, il y a beaucoup de choses à faire et c’est l’étape de notre voyage dans laquelle nous nous sommes sentis les plus pressés. Nous avions envie de tout voir, tout faire, mais aussi de profiter de la plage, du soleil… bref, des choix s’imposaient. Et je pense que nous avons fait à peu près les bons ahaha.

Les cenotes
Les cenotes sont des gouffres, des anciennes grottes, dont le toit s’est effondré. Il en existe des ouvertes, semi-ouvertes, ou totalement fermées. Il en existe plus de 8000 dans la péninsule du Yucatan (selon une estimation), et certaines sont plus connues que d’autres, forcément. Nous avons pu en visiter deux : Grand Cenote et Cenote Oxman. La première (j’utilise le féminin mais je ne suis pas sûre…), est divisée en deux. Elle est très connue donc très touristique et si vous y allez je vous conseille de privilégier l’ouverture (8h). On est loin de la cenote sauvage, puisque pour y entrer on passe des tourniquets, on nous propose des gilets, des palmes, et des casiers à la location, quelqu’un nous oblige à nous doucher entièrement etc… un semblant d’Aqualand ahah. Mais au fond du site, il y a un petit escalier qui mène à la deuxième partie de la cenote, le deuxième « trou ». Et là…. la magie opère !

Cette eau si bleue, peu de touristes dans ce coin-là, une piscine naturelle à ciel ouvert. C’était sublime, surtout avec ces rayons de soleil de fin de journée…

La cenote Oxman, la deuxième que nous avons faite, est à côté de Valladolid, petite ville assez typique, dans laquelle nous avons fait un mini stop après avoir visité le Chichen Itzà. Celle-ci est beaucoup moins touristique parce que beaucoup plus difficile d’accès. Elle se situe dans une hacienda au fond d’un chemin un peu chaotique, et elle est d’un autre type. Beaucoup plus profonde (près de 50m!), de longues lianes tombent quasiment jusqu’en bas, l’eau semble tout aussi belle (mais nous sommes arrivés à un moment où il y avait peu de lumière et surtout la profondeur sous la surface de l’eau est beaucoup plus grande – on y a d’ailleurs perdu notre masque RIP). Je n’avais pas pris mon appareil photo donc je n’ai pas de photos mais je vous laisse aller voir ici.

D’autres cenotes sont aussi apparemment à voir, mais nous n’avons pas eu le temps : cenote Carwash, cenote Zacil-Ha, cenote Azul, cenote Tak Be Ha,…

Outre les cenotes, les sites archéologiques aux alentours sont à ne pas manquer.
D’abord, évidemment, les ruines de Tulum. Elles surplombent la mer des Caraïbes et je trouve que le lieu est exceptionnel, palmiers, bananiers, iguanes, eau turquoise, trace historique,…

Nous sommes arrivés trop tard pour descendre juste en bas des ruines nous baigner dans cette eau sublime, mais à la sortie des ruines je vous conseille de tourner à gauche et de marcher une dizaine de minutes le long d’une route (des taxis un peu partout), vous verrez l’entrée d’une plage (gratuite) sur votre gauche. On y est allés au coucher du soleil, il y avait beaucoup de locaux, un pur moment de bonheur !

Ensuite, près de Valladolid (un peu plus dans les terres), nous avons visité le site du Chichen Itzà, qui fait partie des Sept nouvelles merveilles du monde. Au départ, c’était pas prévu dans notre itinéraire mais un soir on s’est dit « allez demain on y va ». Nous avions planifié toute la journée, mais le matin je me suis réveillée malade. La journée a été très longue mais on a quand même réussi à rouler 2h jusqu’au site archéologique. Une fois là-bas, la visite a été un peu express vu mon état, mais nous en avons vu l’essentiel je crois. J’avoue avoir été un peu déçue. C’est beau, mais ce n’est pas grandiose. L’histoire derrière est immense et avec un guide tout aurait été plus clair et sans doute plus impressionnant, mais toute la magie du site est un peu effacée par tous ces vendeurs de magnets, tous ces guides qui hurlent, tous ces groupes de touristes qui ne regardent même pas autour d’eux, qui te bousculent sans gêne…

Après en avoir discuté avec beaucoup d’entre vous, j’ai l’impression que si un choix doit être fait, les ruines de Coba sont sans doute à privilégier (on peut encore monter les marches, contrairement au Chichen Itzà), et d’autres sites du Mexique aussi, bien plus beaux, bien moins touristiques !

 

Sur la route de Tulum à Valladolid, vous trouverez de nombreux vendeurs d’attrapes-rêves. On ne s’est pas arrêté puisque je me sentais très faible, mais ils étaient tous tellement beaux et grands. Je n’ai aucune idée du prix et c’est un grand regret. Heureusement, nous n’avions plus du tout de place dans la valise…
Au Mexique, en tout cas dans cette région, toutes les routes sont droites. Des dizaines et des dizaines de km à aller tout droit, c’est assez spécial, mais j’ai adoré ! J’ai vraiment eu l’impression de vivre un vrai road trip le temps de quelques heures (je nous imaginais, tous les deux dans un van, et mon dieu, ça m’a encore plus donné envie de tout plaquer et partir à l’aventure)…

Enfin, je vous conseille de profiter des plages de sable blanc et fin qui se trouvent à Tulum. Même si les sargasses modifient un peu le paysage, une eau si claire, des palmiers si grands, et une température si clémente, on a clairement pas l’habitude. C’est si dépaysant, si ressourçant ! Ca, et un, deux, trois (ou quatre ou cinq) smoothies ou mojitos… ma définition du bonheur.

Voilà, j’ai essayé d’être concise et d’écrire un article complet. J’espère que les infos vous seront utiles et si vous en avez d’autres à partager n’hésitez pas! 🙂

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